• Sur la route qui mène de Château-Guibert à Mareuil sur Lay Dissais, dans un champ clos de barbelés, au sein d'une propriété, m'est apparu cet oratoire original.

    Contrairement à beaucoup d'autres, il n'est pas dédié à la Sainte Vierge mais au Christ.

    Je n'ai pu l'approcher à moins de 10 mètres, aussi, je n'ai pas lu les inscriptions de la plaque qui y est apposée.  

    bellenoue

    bellenoue

    Pour les mêmes raisons, je n'ai pas réussi à visualiser les détails de la scène qui est décrite. (mais je n'ai pas dit mon dernier mot...) Un homme semble bénir le Christ ????

    bellenoue

    Quant à la tête, mystérieusement posée sur le socle de l'édifice... A qui, à quoi correspond-elle ?

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    Si vous en savez plus, merci par avance de me l'indiquer... je suis très curieuse !


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  • chateau guibert

    Château-Guibert, où l'on a trouvé différents objets de l'époque celtique-gauloise, est situé à une faible distance le l'ancienne voie romaine de Nantes à Mareuil, qui passe au pied des moulins de Bellenoue.

    Le bourg est assis sur un plateau aux flancs abrupts.

    Sur le point le plus pittoresque et dominant deux vallées, s'élève, entourée naguère du champ des morts, une élégante église.

    chateau guibert

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Achevée en 1894 d'après les plans de M. Ballereau, architecte de Luçon, elle appartient au gothique à lancette avec fenêtre géminée.

     

     

    chateau guibert

    chateau guibert

    chateau guibert

    chateau guibert

    Une très jolie flèche blanche s'élève au dessus du narthex surmonté d'une élégante tribune.

    chateau guibert

    De belles arcatures trilobées et des galeries ajourées donnent à la façade de ce monument quelque chose de gracieux

    chateau guibert

    chateau guibert

    chateau guibert

    L'ensemble de l'édifice qui fait vraiment honneur au talent de l'architecte, se détache vigoureusement sur le fond de verdure qui l'entoure.

    chateau guibert

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  • Au pied de l'église de Château Guibert... une jolie surprise ! Un magnifique calvaire associé à une splendide statue en hommage aux derniers instants du Christ.

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    chateau guibert

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  • Bellenoue

    C'est une ancienne abbaye de Bénédictins, fondée antérieurement à 1017. Le prieuré de Bellenoue, sorte d'abbaye, acquit rapidement une grande importance et le 20 avril 1305, mardi de Paques, Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux (qui quelques jours après devenait pape sous le nom de Clément V) y couchait et y préchait.

    L'abbaye de Bellenoue fut dédiée à la Sainte Trinité, et réduite plus tard à l'état de simple prieuré.

    Bien que détruite pendant les guerres de religion, le prieuré, comme l'église, subsista.

    L'église de Bellenoue fut démolie il y a quelques années... (voici ce qu'il en reste !)

    chateau guibert

    et ... remplacée par une petite chapelle romane (près du cimetière), chapelle aujourd'hui aussi disparue.

    A l'origine, le cimetière de Bellenoue est paroissial, puis il devient communal jusqu'au rattachement de Bellenoue à Château-Guibert en 1827. Dans sa partie centrale sont conservés les tombeaux de la famille Clemenceau de la Serrie, de 1733 à 1891. Concrètement, on ne voit que 7 stèles très anciennes.

    chateau guibert

    L'Association des Communes du Pays Mareuillais a apposé une plaque commémorative sur le pilier de l'entrée en la mémoire de la population du village anéantie par les colonnes infernales.

    chateau guibert

    chateau guibert

    chateau guibert

    chateau guibert

    Une croix hosannière du XVIIIè siècle est disposée au centre du cimetière. Le jour de la procession des rameaux, l'évangile de la Passion était lu au pied du monument.

    chateau guibert

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    chateau guibert

     

    Corbaon

    Corbaon, appelé dans les documents du XVè siècle, la Roche-Corbaon, est probablement une vieille localité d'origine celtique, où on a retrouvé en 1835 une paire de bracelets gaulois en or, d'un travail excessivement grossier et ressemblant à des baguettes de fusils, tordues, indices d'une hante antiquité.

    Billy

    chateau guibert

    Dans l'ancienne paroisse de Corbaon, se trouve Billy, jadis châtellerie et commanderie dépendant de l'ordre de Malte. Aujourd'hui une partie de la châtellerie a été restaurée et une tour rénovée en colombier. 

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    chateau guibert

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    Du reste de la commanderie on observe encore quelques vestiges de murs et de fenêtres.

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  • Ceci relève de l'histoire vraie, de l'histoire contemporaine. 

    C'était vers 1850, un soir de septembre. 

    NEWSUne vieille mendiante était assise sur le bord d'un chemin de traverse, près de la Chapelle-Baco, dans la commune de Frossay, de la Loire-Inférieure. 

    La fermière du hameau de Sergone lui avait donné un morceau de pain noir, et la pauvre femme était en train de le partager avec un enfant, un petit ramoneur, assis près d'elle, sur le revers du fossé. 

    Si quelque paysan des alentours était passé par là, il aurait été fort surpris de trouver un enfant en pareille compagnie.

    C'est qu'en effet cette burgandine, comme on dit en Vendée, causait une sorte de terreur superstitieuse à tous les habitants de la contrée. Les enfants la fuyaient de bien loin. 
    A son approche, les mères cachaient leurs nourrissons, pour les soustraire au mauvais sort, que pouvait leur jeter son oeil de chouette. 

    On lui donnait pourtant, moitié par compassion, moitié par crainte, le morceau de pain qu'elle demandait. Mais, sa maigre pitance reçue, la pauvresse, silencieuse et craintive, se retirait à l'écart, près d'un mur, et réchauffait au soleil du bon Dieu ses membres amaigris. 

    Elle regardait sans cesse autour d'elle, avec l'air effaré d'un oiseau nocturne, pour s'assurer qu'elle était loin de tous ces regards malveillants qui la poursuivaient partout. Rarement elle approchait des bourgs. Elle passait la plupart de ses nuits couchée à l'abri d'un buisson, ou sur la lisière d'un bois. 

    Les paysans la désignaient sous un nom sinistre : ils l'appelaient la garache. C'était pourtant une bien excellente créature que celle pauvre femme. Vous en voyez la preuve dans la délicate charité qu'elle témoigne au petit ramoneur qui a bien voulu consentir à s'asseoir auprès d'elle. 

    Mais elle portait, sans doute, la peine de sa mauvaise mine et de sa misère. 

    Comme toute affection humaine la fuyait, elle s'était repliée, et comme enveloppée en elle-même, et ne demandait plus rien à la terre que l'humble morceau de pain de chaque jour. 

    Elle avait fini par accepter, sans se plaindre, le cruel isolement qui se faisait autour d'elle. Et, soutenue par sa foi de Vendéenne, (car elle était native du village de Corbaon en Château-Guibert), la pauvre vagabonde avait trouvé son refuge en Dieu, le père de tous les pauvres et de tous les abandonnés.

    Un jour, par une dure matinée de janvier 1856, on rencontra la mendiante au pied d'un chêne, dans la forêt de Prinçay. On la crut d'abord endormie : la malheureuse était morte de froid.

    Moins riche que le Juif-Errant, elle n'avait qu'un sou dans sa poche. Un bout de papier crasseux, trouvé dans ses haillons, apprit au public son nom, qu'elle avait soigneusement caché. Elle s'appelait Jeanne de Lespine. Elle était née au mois d'août 1793, date terrible et sanglante dans les annales de la Vendée. 

    NEWSMais revenons au chemin de traverse de la Chapelle-Baco, où nous avons rencontré Jeanne de Lespine, partageant son pain avec le petit ramoneur, qu'elle avait dû vivement intéresser par une histoire très émouvante. 

    C'est le moment où son récit fut interrompu tout à coup par un importun visiteur. C'était un voyageur qui passait là par hasard, un touriste, un curieux, friand de toutes les raretés antiques ou modernes. 

    Il s'arrêta carrément devant ce duo de toute rareté; puis, il ne craignit point d'accoster la garache, et de l'interpeller d'un air bon enfant. 

    - "Mais, bonne femme, lui dit-il, ça m'a l'air fort intéressant, ce que vous racontez à ce petit, et franchement, je voudrais en avoir ma part." 

    La mendiante fut tellement interloquée par cette apostrophe inattendue, qu'elle voulait prendre la fuite : mais l'enfant fut plus brave ; il la retint, et rassurée bientôt par la parole et par les manières affables de l'étranger, Jeanne de Lespine, de Corbaon, en Château-Guibert (Vendée), consentit à recommencer, pour le touriste, la belle légende qu'elle était en train de conter au ramoneur : c'est la légende de l'Homme qui a un poil dans la main. 


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