• Le Pont du Diable

    Voici une légende dont j'ai retrouvé trace sur des livres du XVIIIè siècle :

     

    Sur la côte, un peu avant Notre Dame de Monts, on découvre, aux grandes marées, une longue chaussée rocailleuse. S'avançant dans la mer sur plusieurs kilomètres, sa largeur est d'environ cinquante mètres. 

    Cette chaussée à pris le nom de Pont d'Yeu car elle fait face à l'île d'Yeu. Autrefois, les riverains la désignaient aussi sous le nom de Pont-Saint-Martin pour la raison suivante :

    Un jour, en se promenant sur le rivage, Martin aperçoit l'île d'Yeu en face. Il se demande comment il pourrait y porter la parole du Christ.

    Soudain, Satan surgit et lui propose (pour le tirer d'embarras) de construire une chaussé. "A quel prix ," s'enquiert le saint. Le diable lui répond : "Vous me donnerez l'âme du premier être qui passera sur le pont". "Marché conclu, acquiesce Martin, mais à deux conditions : pendant la durée du travail, tu ne tenteras personne, et le pont devra être achevé avant le chant du coq."

    Le diable fait alors venir une foule d'êtres bizarres (diablotins, fradets, farfadets) qui commencent à s'affairer. Mais comme les matériaux ne se trouvent pas sur place, une partie de l'équipe de travail va chercher des roches à Commequiers, Avrillé et ailleurs.

    Pendant ce temps, Satan a l'idée d'enivrer les coqs afin qu'ils perdent la notion du temps et pour que le délai de construction puisse s'allonger. En vain.

    Tout à coup, le chant du coq retentit : trop ivre, cet animal s'était trompé et avait pris la lune pour le soleil. Aussitôt, une grande faiblesse s'empare des farfadets et diablotins, qui se fondent dans la nuit.

    Saint Martin s'approche du cornu en lui faisant remarquer, d'un ton ironique, qu'il a perdu son pari. "Pas du tout, rétorque le diable, le pont avance en mer et on peur marcher sur la chaussée. Par conséquent, le premier être à passer doit m'appartenir". "Soit" dit Saint Martin, heureux de ne rien devoir au Diable, mais désirant s'en moquer.

    Et de son grand manteau, il tire un chat qu'il lance sur la chaussé. Furieux de voir ce vieux compagnon de sabbat, Satan fonce sur la chaussée, cornes en avant, pour détruire les travaux. Seule une pierre glisse à l'eau...

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