• LE MONT SAINT MICHEL

    Le Mont Saint MichelLe Mont-Saint-Michel est une commune française située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie.


    Le Mont Saint Michel


    L’architecture du Mont-Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le deuxième de France (après l'Île-de-France) avec plus de 3 000 000 de visiteurs chaque année.





    Le Mont Saint Michel

    Surnommé "Merveille de l'Occident", le Mont Saint-Michel se dresse au coeur d'une immense baie envahie par les plus grandes marées d'Europe.

    Il est extrêmement dangereux de s'aventurer seul dans la baie y compris aux abords immédiats du Mont Saint-Michel. En effet on observe régulièrement jusqu’à 15 mètres de différence entre basse et haute mer. La mer se retire très loin dans la baie puis rejoint ensuite les côtes « à la vitesse d’un cheval au galop » (comme le dit l’adage), laissant les seuls rocher et digue d'accès non submergés.

    Cette particularité du site en fond un endroit très prisé des pêcheurs à pieds... mais aussi un endroit dont il convient de retenir les points ci-contre...

    La commune et la baie figurent depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

    En 2009, la commune comptait 44 habitants, appelés les Montois.

    Les Fraternités monastiques de Jérusalem sont présentes depuis 2001 au Mont, ce qui fait resurgir son caractère religieux.

  • Le Mont consacré à Saint-Michel en 708, fut, avec le Mont Gargan en Italie du Sud, un des premiers lieu du culte de l'Archange Saint-Michel. L'abbaye offre un panorama complet de l'architecture médiévale du XIème au XVIème siècle.

    Une statue de saint Michel placée au sommet de l’église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Élément majeur, l'abbaye et ses dépendances sont classées au titre des monuments historiques par la liste de 1862.

    L'histoire du Mont

     

    Un peu d'histoire mélée de Légende...

    C'est à la demande de l'Archange Michel, "chef des milices célestes", qu'Aubert, évêque d'Avranches construisit et consacra une première église le 16 octobre 709 (Aubert aurait reçu trois fois au cours de son sommeil, l'ordre de Saint-Michel de faire ériger sur le Mont Tombe un oratoire. Pour se faire obéïr, l'archange aurait laissé la trace de son doigt sur le crâne d'Aubert. Ce crâne repose dans la cathédrale d'Avranches et porte les traces d'un tel stigmate).

    En 966, à la demande du Duc de Normandie, une communauté de bénédictins s'établit sur le rocher. L'église préromane y fut alors élevée avant l'an mil.

    L'histoire du Mont

    Au XIème siècle, l'église abbatiale romane fut fondée sur un ensemble de cryptes, au niveau de la pointe du rocher et les premiers bâtiments conventuels furent accolés à son mur nord.

    Au XIIème siècle, les bâtiments conventuels romans furent agrandis à l'ouest et au sud.

    L'histoire du Mont

    Au XIIIème siècle, des guerriers bretons ayant incendié le Mont-Saint-Michel en 1204, le roi de France Philippe Auguste gratifia le monastère d’une importante somme d’argent destinée à sa réfection. Cette donation permit d'entreprendre l'ensemble gothique de la Merveille : deux bâtiments de trois étages couronnés par le cloître et le réfectoire.

    Au XIVème et XVème siècle, la guerre de cent ans rendit nécessaire la protection de l'abbaye par un ensemble de constructions militaires qui lui permit de résister à un siège de plus de trente ans. 

    L'histoire du Mont

    Le choeur roman de l'église abbatiale, effondré en 1421 fut remplacé par le choeur gothique flamboyant à la fin du Moyen-Age.

    Les bénédictins quittèrent le Mont Saint Michel en 1791, sous la Révolution, et l'abbaye devint alors une prison où sont incarcérés, dès 1793, plus de 300 prêtres réfractaires. Le Mont Saint Michel restera une prison près de cent ans, jusqu'à ce que des intellectuels, dont Victor Hugo, dénoncent l’abbaye-prison qui sera fermée par décret impérial en 1863.

    L'histoire du Mont

    L'Abbaye nécessitera d'importants travaux de restauration à partir de la fin du XIXème siècle. Elle est confiée depuis 1874 au service des monuments historiques.

    Le retour à la vie religieuse...

    C'est à l'occasion d'une restauration du monument orchestrée par Viollet-le-Duc que sera érigée sur l'abbaye, en 1896, une flèche qui s'élève à plus de 170 mètres au dessus du niveau de la mer.

    L'histoire du Mont

    La célébration du millénaire monastique en 1966 a précédé l'installation d'une communauté religieuse dans l'ancien logis abbatial perpétuant la vocation première de ce lieu ; la Prière et l'Accueil. Les Frères et les Soeurs des Fraternités Monastiques de Jérusalem assurent cette présence spirituelle depuis 2001.


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  • Le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique de 960 mètres de circonférence, qui atteint 92 mètres d’altitude et offre une superficie émergée d’environ 7 ha.

     Le Rocher

    Situé à l’est de l’embouchure du fleuve du Couesnon, sur une grande plaine sablonneuse, le rocher tire son nom du sanctuaire construit en l’honneur de l’archange Saint Michel à partir de 709. Antérieurement à cette date, il fut connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen Âge, il fut couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaeli in periculo mari).

    Le Rocher

    On y accède encore par une route non submersible. Dans les années à venir, un plan de sauvegarde du patrimoine (lié notamment à une volonté de redonner à l'îlot son aspect original) prévoit la création d'une digue suspendue à l'horizon 2014. Les travaux sont d'ores et déjà en cours.

    Le Rocher

    Le Rocher

    La vue d'en haut sur la baie par marée descendante est juste imprenable et extraordinaire ; notamment sur le Rocher de Tombelaine (rocher voisin, sur la 1ère photo)

    Le Rocher

    Le Rocher

    Le Rocher

    Pour mieux se rendre compte de la hauteur du monument, il suffit de regarder en bas... La photo suivante a été prise à mi-hauteur, sur un chemin de gué : à la verticale de la mouette sur la gauche, vous visualiserez 3 personnes sur la plage...

    Le Rocher

    Le Rocher

    Et voici comment est organisé le rocher :

    Le Rocher


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  • Parallèlement au développement de l'abbaye un village s'organise dès le Moyen-Âge . Il prospère sur le flanc sud-est du rocher , à l'abri de murailles remontant pour la plupart à la guerre de Cent ans. Ce village a depuis toujours une vocation commerciale. 

    Vers 1393 sont édifiées les deux tours du Châtelet, puis ensuite la tour Perrine et une Bailliverie. Le tout sera complété, à l’initiative de l’abbé Pierre Le Roy, par un logis personnel complétant les fortifications de l’abbaye même.

    Le village

    Je vous propose une rapide visite du village... Passons devant la Tour du Roy (à droite) pour entrer par la Porte de l'Avancée.

    Le village

    Pénétrons dans la cité par la porte appelée aujourd'hui Porte du Roy et son pont levis. 

    Le village

    Le village

    Au dessus de la porte, le logis...

     Le village

    Le village

    Et remontons la Grande Rue jusqu'à la hauteur de l'Eglise St Pierre.

    Le village

    Maisons à colombages, échoppes en tout genre... et foule de badaud se mèlent au fil de la Rue qui monte, monte, monte...

    Le village

    Le village

    Le village

    Le village

    Et nous voici arrivés à la hauteur de l'Eglise Saint Pierre...

    Le village

    Protégée à son entrée par... Jeanne d'Arc !

    Le village

    Ainsi que par la Vierge et l'enfant

    Le village

    A la droite de cet édifice se trouve une demeure de Du Guesclin, dont voici la façade (désolée mais le temps m'a manqué pour la visite )

    Rappelons qu'en 1356, après la prise de Tombelaine par les anglais, commença le siège de l'abbaye. Bertrand du Guesclin fut alors nommé capitaine de la garnison du Mont Saint-Michel et remporta plusieurs victoires qui permettèrent d'écarter la menace anglaise pour plusieurs années.

    Il fit construire pour son épouse Tiphaine de Raguenel une demeure au Mont-Saint-Michel qui était, en ces temps dangereux, l’une des places fortes les plus sûres et les mieux protégées du royaume.

    Tandis que Bertrand Du Guesclin s’illustrait par sa bravoure sur les champs de bataille, Tiphaine de Raguenel, qui était astrologue, lisait dans les étoiles le destin du monde.

    Le village

    Le village

    Le village

    Demeure elle-même placée sous le regard vigilant de Saint-Michel  terrassant le dragon !

    Le village

    Au niveau de l’église paroissiale commence le Grand Degré(350 marches environ) qui conduit à l’abbaye.

    Le village

    Le village

    Le village

    Le village


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  • L'église abbatiale est des plus intéressantes à étudier, car elle démontre la grandeur et la hardiesse de l'oeuvre de Hildebert. Au lieu de saper la crête de la montagne, et surtout pour ne rien enlever à la majesté du piedestal, il forma un vaste plateau dont le centre affleure l'extrémité du rocher, dont les côtés reposent sur des murs et des piles, reliés par des voûtes, et forment un soubassement d'une solidité parfaite.

    L'Eglise Abbatiale

    Sous les transepts, les chapelles basses et les cryptes n'ont donc pas été creusées dans le roc comme on pourrait le penser, mais ménagées dans l'espace existant entre la déclivité de la montagne et le plateau construit par Hildebert.

    L'église du Mont Saint Michel, commencée en 1020, fut achevée vers 1135 par Bernard du Bec, treizième abbé du Mont. L'abbatiale avait alors la forme d'une croix latine, figurée par la Nef composée de sept travées, par les deux Transepts et enfin par le Choeur. Il subsiste quatre travées, les piliers triomphaux qui supportaient le clocher roman, les deux transepts, les deux chapelles semi-circulaires pratiquées dans les faces est des transepts, et enfin les amorces du Choeur ruiné en 1421.

     

    Sobriété semble être le maître mot de cette enceinte. De rares sculptures et un mobilier épurés... mais toujours rapportés à la mer.

     L'Eglise Abbatiale


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  • Le bâtiment de la Merveille, situé juste au nord de l’église abbatiale, intègre cloître, réfectoire, salle de travail et aumônerie dans un parfait exemple d’intégration fonctionnelle. L’ensemble est constitué de deux corps de bâtiments de trois étages appuyés sur la pente du rocher.

    Au rez-de-chaussée, le cellier sert de contrebutement. Puis chaque étage comporte une salle particulière de plus en plus légère au fur et à mesure que l’on accède au sommet, de puissants contreforts situés à l’extérieur permettant de soutenir le tout.

    Les contraintes topographiques ont donc joué un grand rôle dans la construction de la Merveille du Mont Saint Michel.

    Petite visite guidée... Vous y retrouverez le cloître, le réfectoire, le bois et la fontaine Saint Aubert en plus de quelques ornements et salles diverses

     

    D'après les écrits de l'éminent architecte Viollet-le-Duc " Le Cloître de l'Abbaye du Mont Saint-Michel en mer est l'un des plus curieux et des plus complets parmi ceux que nous possédons en Fance... Les profils de l'ornementation rappellent la véritable architecture normande du XIIe siècle..."

    Le superbe Cloître de l'abbaye du Mont Saint Michel, commencé par Thomas des Chambres, fut achevé par Raoul de Villedieu, en 1228. Sa forme générale est celle d'un quadrilatère irrégulier, composé de quatre galeries qui entourent le Préau découvert, ou Aire du Cloître.

    La Merveille

    La Merveille

    Le Cloître s'orne de colonnes de granit rose, et trois arches sont étonnamment ouvertes sur la mer et le vide. Ces trois ouvertures devaient constituer l'entrée de la salle capitulaire qui ne fut jamais construite.

    Dans les galeries, les écoinçons entre les archivoltes présentent de belles rosaces sculptées en creux, des figures, l'agneau surmonté d'un dais ; puis, au dessus des arcs, une frise d'enroulements ou de petites rosaces très élégantes.

    La Merveille

    La Merveille

    Le cloître abrite un jardin médiéval recréé en 1966 par frère Bruno de Senneville, moine bénédictin féru de botanique. Il est centré par un motif de buis rectangulaire bordé de treize rosiers de Damas. Les carrés de plantes médicinales, d'herbes aromatiques et de fleurs symbolisent les besoins quotidiens des moines au moyen-âge. 

    La Merveille


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  • La légende de la forêt de Scissy

    Mont Saint MichelAu temps des Gaulois, le mont Saint-Michel de même que le rocher de Tombelaine voisin s'élevaient, prétend la légende, "au milieu de la forêt de Saint-Pair-sur-Mer, car à cette époque, le rivage englobait Chausey, à plus de 48 kilomètres de distance".

    D'après cette légende, le niveau du sol environnant se serait progressivement affaissé, engloutissant la forêt de Scissy à partir du IIIe siècle.

    Selon un manuscrit du XVe siècle, la marée d'équinoxe de 709, particulièrement violente, aurait porté le coup de grâce à la forêt.

    Les études scientifiques menées par le Centre de Recherche Archéologique d'Aleth et le Centre de Documentation des Historiens Locaux de Gévezé ont aujourd'hui démontré que l'existence de la forêt de Scissy relève du mythe.

    Le Loup et l'âne

    Le loup et le moineAvant même de devenir le Mont Saint Michel, le Mont Tombe accueillait des moines qui vivaient là en ermites. Ces moines étaient nourris grâce à la générosité d'un prêtre d'un village proche qui leur envoyait son âne, chargé de provisions.

    Mais un jour que l'âne accomplissait sa tâche, il fut surpris par un loup qui l'attaqua, et le tua.

    Au bout de quelques temps, les moines allaient périr de faim et s'en remirent à Dieu qui leur envoya, pour toute réponse à leurs prières, le loup.

    Les moines comprirent alors ce qui s'était passé et ordonnèrent au loup de remplacer le pauvre âne.
    C'est ainsi que le loup termina sa vie, portant aux moines leurs provisions, et choyé par tous les habitants de la baie.

    Saint-Michel et le Diable

    Le combat de l'Archange Saint MichelSatan venait de terminer la construction du Mont et, sûr d'avoir accompli là une oeuvre inégalable, il mit au défiSaint Michel de parvenir à construire une oeuvre aussi spectaculaire. L'Archange se rendit alors au Mont Dol et, en une seule nuit, il bâti un immense palais de cristal, pur et magnifique.

    Le Diable furieux voulut alors détruire le Mont, mais l'archange Saint-Michel lui proposa d'échanger leurs oeuvres, et le Diable s'empressa d'accepter. Mais il comprit rapidement comment l'Archange venait de le berner.
    Les remparts du palais n'étaient pas d'un pur cristal, mais tout bonnement de glace, une glace qui fondait au fur et à mesure de la montée du soleil dans le ciel...

    Le Diable tenta alors de tuer l'Archange et, souvenir de leur bataille, les griffes du Diable restent à jamais inscrites dans le Mont Dol. 

    Saint-Michel parvint à remporter la victoire, il projeta le Démon au bas du Mont Dol et ouvrit d'un coup d'épée une faille dans laquelle il fut aussitôt englouti.

    L'Archange et l'Evêque

    Crâne de Saint AubertDans la nuit du 16 octobre 708, l'évêque Aubert d'Avranches est visité par l'archange Saint-Michel qui lui ordonne d'édifier un oratoire au sommet du Mont Tombe. Au matin, cependant, l'évêque doute de la réalité de cette visite, et n'obéit pas...

    L'archange Saint Michel viendra par trois fois visiter Aubert. Mais l''évêque, toujours en proie au doute, lui demandera à la fin une preuve de son apparition. Pour toute réponse, l'Archange posera son doigt sur le crâne de Saint Aubert.

    A son réveil, l'évêque constatera qu'à l'endroit où l'Archange l'a touché, son crâne a un trou... Il le conservera toute sa vie.

    Depuis cette date, l'archange Saint Michel est considéré comme le saint tutélaire de la Normandie. Quant à l'église Saint Gervais d’Avranches, elle conserve la relique du crâne de Saint Aubert, avec son trou là où le doigt de Saint Michel l’avait touché.


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