• CHATEAU GUIBERT

    CHATEAU GUIBERTChâteau-Guibert est un village français, situé dans le département de la Vendée et la région des Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Castelguibertins et les Castelguibertines.


    La commune s'étend sur 35,2 km² et compte 1 378 habitants au dernier recensement de la population. 

    Entouré par les communes de Thorigny, Mareuil-sur-Lay-Dissais et Les Pineaux, Château-Guibert est situé à 18 km au Sud-Est de la Roche-sur-Yon la plus grande ville à proximité. 

    Situé à 40 mètres d'altitude, La rivière du Marillet et la rivière la Moinie sont les principaux cours d'eau qui traversaient le village de Château-Guibert jusqu'aux années 1980 où fut construit un barrage.

    Aujourd'hui, le bourg surplombe une vaste étendue d'eau.

    La commune de Château Guibert provient de la fusion de trois communes en 1827 : Bellenoue, Corbaon et Château Guibert.

     CHATEAU GUIBERT

    Bellenoue était le siège d'une ancienne abbaye près de laquelle s'élevait le château des Clemenceau de la Serrie dont le plus célèbre fut François Joseph, écrivain et graveur du XVIII siècle.

    Près de l'ancienne église de Corbaon s'élevait la Commanderie de Billy dépendant de l'ordre de Malte.

    La fusion au XIX siècle des paroisses explique pourquoi l'Eglise n'a que "100ans" !

  • chateau guibert

    Château-Guibert, où l'on a trouvé différents objets de l'époque celtique-gauloise, est situé à une faible distance le l'ancienne voie romaine de Nantes à Mareuil, qui passe au pied des moulins de Bellenoue.

    Le bourg est assis sur un plateau aux flancs abrupts.

    Sur le point le plus pittoresque et dominant deux vallées, s'élève, entourée naguère du champ des morts, une élégante église.

    chateau guibert

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Achevée en 1894 d'après les plans de M. Ballereau, architecte de Luçon, elle appartient au gothique à lancette avec fenêtre géminée.

     

     

    chateau guibert

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    chateau guibert

    Une très jolie flèche blanche s'élève au dessus du narthex surmonté d'une élégante tribune.

    chateau guibert

    De belles arcatures trilobées et des galeries ajourées donnent à la façade de ce monument quelque chose de gracieux

    chateau guibert

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    L'ensemble de l'édifice qui fait vraiment honneur au talent de l'architecte, se détache vigoureusement sur le fond de verdure qui l'entoure.

    chateau guibert

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  • Bellenoue

    C'est une ancienne abbaye de Bénédictins, fondée antérieurement à 1017. Le prieuré de Bellenoue, sorte d'abbaye, acquit rapidement une grande importance et le 20 avril 1305, mardi de Paques, Bertrand de Goth, archevêque de Bordeaux (qui quelques jours après devenait pape sous le nom de Clément V) y couchait et y préchait.

    L'abbaye de Bellenoue fut dédiée à la Sainte Trinité, et réduite plus tard à l'état de simple prieuré.

    Bien que détruite pendant les guerres de religion, le prieuré, comme l'église, subsista.

    L'église de Bellenoue fut démolie il y a quelques années... (voici ce qu'il en reste !)

    chateau guibert

    et ... remplacée par une petite chapelle romane (près du cimetière), chapelle aujourd'hui aussi disparue.

    A l'origine, le cimetière de Bellenoue est paroissial, puis il devient communal jusqu'au rattachement de Bellenoue à Château-Guibert en 1827. Dans sa partie centrale sont conservés les tombeaux de la famille Clemenceau de la Serrie, de 1733 à 1891. Concrètement, on ne voit que 7 stèles très anciennes.

    chateau guibert

    L'Association des Communes du Pays Mareuillais a apposé une plaque commémorative sur le pilier de l'entrée en la mémoire de la population du village anéantie par les colonnes infernales.

    chateau guibert

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    Une croix hosannière du XVIIIè siècle est disposée au centre du cimetière. Le jour de la procession des rameaux, l'évangile de la Passion était lu au pied du monument.

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    Corbaon

    Corbaon, appelé dans les documents du XVè siècle, la Roche-Corbaon, est probablement une vieille localité d'origine celtique, où on a retrouvé en 1835 une paire de bracelets gaulois en or, d'un travail excessivement grossier et ressemblant à des baguettes de fusils, tordues, indices d'une hante antiquité.

    Billy

    chateau guibert

    Dans l'ancienne paroisse de Corbaon, se trouve Billy, jadis châtellerie et commanderie dépendant de l'ordre de Malte. Aujourd'hui une partie de la châtellerie a été restaurée et une tour rénovée en colombier. 

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    chateau guibert

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    Du reste de la commanderie on observe encore quelques vestiges de murs et de fenêtres.

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  • Ceci relève de l'histoire vraie, de l'histoire contemporaine. 

    C'était vers 1850, un soir de septembre. 

    NEWSUne vieille mendiante était assise sur le bord d'un chemin de traverse, près de la Chapelle-Baco, dans la commune de Frossay, de la Loire-Inférieure. 

    La fermière du hameau de Sergone lui avait donné un morceau de pain noir, et la pauvre femme était en train de le partager avec un enfant, un petit ramoneur, assis près d'elle, sur le revers du fossé. 

    Si quelque paysan des alentours était passé par là, il aurait été fort surpris de trouver un enfant en pareille compagnie.

    C'est qu'en effet cette burgandine, comme on dit en Vendée, causait une sorte de terreur superstitieuse à tous les habitants de la contrée. Les enfants la fuyaient de bien loin. 
    A son approche, les mères cachaient leurs nourrissons, pour les soustraire au mauvais sort, que pouvait leur jeter son oeil de chouette. 

    On lui donnait pourtant, moitié par compassion, moitié par crainte, le morceau de pain qu'elle demandait. Mais, sa maigre pitance reçue, la pauvresse, silencieuse et craintive, se retirait à l'écart, près d'un mur, et réchauffait au soleil du bon Dieu ses membres amaigris. 

    Elle regardait sans cesse autour d'elle, avec l'air effaré d'un oiseau nocturne, pour s'assurer qu'elle était loin de tous ces regards malveillants qui la poursuivaient partout. Rarement elle approchait des bourgs. Elle passait la plupart de ses nuits couchée à l'abri d'un buisson, ou sur la lisière d'un bois. 

    Les paysans la désignaient sous un nom sinistre : ils l'appelaient la garache. C'était pourtant une bien excellente créature que celle pauvre femme. Vous en voyez la preuve dans la délicate charité qu'elle témoigne au petit ramoneur qui a bien voulu consentir à s'asseoir auprès d'elle. 

    Mais elle portait, sans doute, la peine de sa mauvaise mine et de sa misère. 

    Comme toute affection humaine la fuyait, elle s'était repliée, et comme enveloppée en elle-même, et ne demandait plus rien à la terre que l'humble morceau de pain de chaque jour. 

    Elle avait fini par accepter, sans se plaindre, le cruel isolement qui se faisait autour d'elle. Et, soutenue par sa foi de Vendéenne, (car elle était native du village de Corbaon en Château-Guibert), la pauvre vagabonde avait trouvé son refuge en Dieu, le père de tous les pauvres et de tous les abandonnés.

    Un jour, par une dure matinée de janvier 1856, on rencontra la mendiante au pied d'un chêne, dans la forêt de Prinçay. On la crut d'abord endormie : la malheureuse était morte de froid.

    Moins riche que le Juif-Errant, elle n'avait qu'un sou dans sa poche. Un bout de papier crasseux, trouvé dans ses haillons, apprit au public son nom, qu'elle avait soigneusement caché. Elle s'appelait Jeanne de Lespine. Elle était née au mois d'août 1793, date terrible et sanglante dans les annales de la Vendée. 

    NEWSMais revenons au chemin de traverse de la Chapelle-Baco, où nous avons rencontré Jeanne de Lespine, partageant son pain avec le petit ramoneur, qu'elle avait dû vivement intéresser par une histoire très émouvante. 

    C'est le moment où son récit fut interrompu tout à coup par un importun visiteur. C'était un voyageur qui passait là par hasard, un touriste, un curieux, friand de toutes les raretés antiques ou modernes. 

    Il s'arrêta carrément devant ce duo de toute rareté; puis, il ne craignit point d'accoster la garache, et de l'interpeller d'un air bon enfant. 

    - "Mais, bonne femme, lui dit-il, ça m'a l'air fort intéressant, ce que vous racontez à ce petit, et franchement, je voudrais en avoir ma part." 

    La mendiante fut tellement interloquée par cette apostrophe inattendue, qu'elle voulait prendre la fuite : mais l'enfant fut plus brave ; il la retint, et rassurée bientôt par la parole et par les manières affables de l'étranger, Jeanne de Lespine, de Corbaon, en Château-Guibert (Vendée), consentit à recommencer, pour le touriste, la belle légende qu'elle était en train de conter au ramoneur : c'est la légende de l'Homme qui a un poil dans la main. 


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  • Légende de Vendée

    "Autrefois, à Chateau-Guibert, joli bourg entre plaine et bocage, il y avait un homme du nom de Jacques Thibaut, riche, aimable, complaisant, mais paresseux, si paresseux qu'on ne l'appelait jamais que Jacques l'Endormi. 


    Le surnom n'était pas volé ! A la saison des foins et des moissons, les travailleurs du bocage et de la plaine le rencontraient toujours couché sur le foin des prairies, sur les gerbes des sillons, et près des aires, sur les pailles entassées par les batteurs. 

    Il avait oublié, cet homme, le grand précepte du Créateur : Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front. 

    De cette vie paresseuse et indigne, il résulta deux châtiments : l'un s'appelait la honte, et l'autre, la misère. 

    La honte, c'est que ce fainéant s'aperçut, un jour, qu'il avait un long poil dans ta main. Au dire des anciens, ce poil ne manque jamais de pousser, comme une flétrissure, dans la main du paresseux. 

    Jacques Thibaut, profondément humilié de ce signe accusateur et déshonorant, faisait de vains efforts pour le supprimer. Il coupait le poil, il l'arrachait, il le brûlait, et rien n'y faisait ; le poil vengeur repoussait toujours. 

    Et Jacques Thibaut était souvent troublé dans ses sommeils en plein jour, par toutes les langues de Chateau-Guibert, qui disaient bien haut : C'est Jacques l'Endormi, l'homme qui a un poil dans la main. 

    La misère suivit de près ce premier châtiment de Dieu. Comme tout paresseux, Jacques Thibaut devint ivrogne et gourmand. Il mangeait et buvait, il buvait surtout son avoir, sans s'inquiéter d'apprendre comment le grain de froment se transforme en épi, comment le lait devient du beurre, comment le raisin, dans le pressoir, se change en vin. 

    Et quand il eut tout mangé, il fallait pourtant manger encore ; et il n'avait plus ni sou, ni maille, ni pain. C'était la misère noire. 

    Ah ! c'est alors que le paresseux Jacques Thibaut fut forcé de réfléchir la première fois de sa vie, et de se donner la peine d'avoir une idée. 

    Savez-vous l'idée qu'il eut? Elle est très drôle; elle est même coupable, puisqu'il ne faut jamais prendre avis des sorciers... Mais enfin, Dieu tire le bien du mal, et la chose finit par tourner à bien. 

    APREMONTIl y avait alors dans le pays une vieille sorcière, qui avait le renom de tout connaître, dans le passé comme dans l'avenir, qui faisait sortir les morts de leurs tombeaux, et qui conversait avec eux comme avec de vraies personnes humaines.

    Elle avait la puissance d'une fée, et régnait au loin, sur la Gatine et sur la Plaine, de Maillezais à la Roche-Corbaon. 

    L'Endormi se réveilla donc un jour, et se dit à lui-même, en mettant sa tête dans ses deux mains :

    « S'il est encore quelque moyen sur la terre pour m'empêcher de mourir de faim, il n'y a que la sorcière pour me le dire ; allons la trouver. » Et il y alla. 

    La vieille devina son homme du premier coup d'oeil, et lui répondit : 

    — Ivrogne et paresseux, je te connais, et je sais la leçon qu'il te faut. Reviens me trouver cette nuit, au cimetière, près du chemin de la Roche-Corbaon. 


    La réponse était déjà dure, mais la misère aidant le peu de courage qui lui restait encore, Jacques Thibaut fut fidèle au rendez-vous. Il se dirigea, tout tremblant, vers le cimetière, à la clarté de la lune et des étoiles, en recommandant son âme à Dieu. 

    ORATOIRES EN VENDEE

    La sorcière était là, qui l'attendait, entre quatre cyprès, et debout sur une tombe, la plus haute du champ des morts. Elle avait déjà saisi, enchaîné et fasciné son client par l'éclair de son regard. 

    Jacques Thibaut, écoute et regarde, lui crie-t-elle d'une voix étrange, qui n'avait rien d'une voix humaine. 

    ORATOIRES EN VENDEEEt Jacques Thibaut vit surgir devant lui un fantôme.

    C'était un vieux chevalier, l'épée au poing, portant le heaume et le haubert.

    Il s'avance, terrible et menaçant, vers le paresseux, et lui dit en passant près de lui : 

    — Jacques, je suis ton vingtième grand-père. J'ai bataillé longtemps pour acquérir le bien que tu as mangé. Fais comme moi, travaille; les bons à rien doivent mourir de faim. 

    Et le chevalier disparut. 

     

     

    ORATOIRES EN VENDEED'une tombe voisine surgit un second fantôme.

    C'est une vieille femme ridée, courbée, branlant la tête, et portant une quenouille à son côté.

    Elle s'avance aussi vers le paresseux et lui dit : 

    — Jacques, je suis ta seizième grand'mère. Tous les jours, et la nuit durant les longues veillées d'hiver, j'ai filé le chanvre et le lin. Fais comme moi, travaille ; les bons à rien doivent mourir de faim. 

    Et la vieille disparut. 


    D'une troisième tombe, Jacques voit aussitôt sortir un vieillard à cheveux blancs, mais qui paraît vigoureux encore.

    C'est un charpentier ; on le reconnaît à la lourde hache qui pend sur son épaule nue.

    Comme le chevalier et la fileuse, il s'approche de Thibaut et lui dit : 

    — Jacques, je suis ton quinzième grand-père. Celle hache fut mon gagne-pain. Fais comme moi, travaille ; les bons à rien doivent mourir de faim. 


    Le pauvre Endormi, vous devez le comprendre, était rudement réveillé par celte effrayante procession de morts, qui défilent devant lui. Il se demande si, de toutes ces fosses, ne va pas se dresser successivement, sous ses yeux, tout le peuple des trépassés, pour venir flageller sa paresse.

    Il voudrait s'enfuir, ou rentrer lui-même dans l'une de ces tombes, pour se dérober à ces apparitions vengeresses. Mais il est enchaîné là par une force invincible. La sorcière a son programme; elle veut qu'il soit rempli.

     

    ORATOIRES EN VENDEEThibaut voit debout un quatrième fantôme. C'est une bergère, en costume de paysanne de Château-Guibert.

    De sa main gauche, elle tient une quenouille, et porte sa houlette dans sa main droite. 

    Jacques, lui dit-elle, en passant comme les autres, je suis ta quinzième grand'tante. Dans les beaux jours, comme dans les temps de neige et de verglas, je travaillais en gardant mes moulons. Fais comme moi, travaille ; les bons à rien doivent mourir de faim. 

    Et la bergère disparut. 

     

    ORATOIRES EN VENDEEUn cinquième fantôme, plus grave et plus majestueux que tous les autres, se dresse déjà devant le paresseux. 

    C'est un prêtre, en longue robe noire, tenant son bréviaire à la main : 

    — Jacques, lui dit-il, je suis le fils de ton second grand-père. J'ai baptisé, j'ai prêché; j'ai secouru les pauvres, assisté et consolé les mourants. Ma vie fut un bon et rude labeur. Fais comme moi, travaille ; les bons à rien doivent mourir de faim. 

     

    La vision suivante fut la plus terrible. 

    C'était un paysan armé d'un lourde bêche, un solide et vigoureux laboureur, que Thibaut reconnut à première vue. 

    L'apparition lui dit d'une voix formidable : 

    — Jacques, je suis ton père. Je n'ai cessé de remuer le sol du champ que tu as vendu, et de l'arroser de mes sueurs, Malheur à toi qui n'as jamais travaillé ; les bons à rien doivent mourir de faim. 

    La sorcière avait réservé pour le dernier acte son grand coup de théâtre et sa dernière leçon. 

    Celle leçon fut épouvantable. 

    Tout à coup, comme au signal d'une baguette magique, tout le peuple des trépassés, se dressant à la fois sur toutes les tombes du cimetière, se met en marche et par un mouvement circulaire, vient envelopper Jacques le Paresseux. Il forme autour de l'Endormi un cercle effrayant, épais, serré, nombreux comme ces foules houleuses, qui se pressent autour d'un grand coupable montant à l'échafaud. 

    Ces fantômes portent sur l'épaule les insignes de leur métier et l'instrument de leur travail. 

    Et voici que, tous ensemble, ils s'écrient d'une seule voix, qui retentit comme un fracas de tonnerre le long des coteaux et dans tous les vallons de Château-Guibert : 

    — Ignoble paresseux, nous sommes tes ancêtres ; et tous nos jours étaient pleins de peines et de labeurs. Nous avons consacré notre vie au devoir et non pas au plaisir ; et vainqueurs des passions mauvaises par la sainte passion du travail, nous n'avons été vaincus que par la mort. 

    Puisque l'oisiveté de tout vice est la mère 
    A la sueur du front il faut manger son pain. 
    Lâche, fais comme nous, travaille sur la terre : 
    Les bons à rien doivent mourir de faim. 

    Et Jacques Thibaut, que devint-il sous les coups de celte effroyable décharge? 

    Eh bien ! la légende nous dit qu'il n'en mourut pas. Ce qui mourut de mort subite, ce fut la paresse de Jacques l'Endormi, et avec elle disparut le poil que cet homme avait dans la main."


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