• ANGLES

    ANGLESAngles est une petite ville française, située dans le département de la Vendée et la région des Pays de la Loire. Ses habitants sont appelés les Anglois et les Angloises.

     

    La commune s'étend sur 34,3 km² et compte 2 018 habitants depuis le dernier recensement de la population datant de 2004. Avec une densité de 58,9 habitants par km², Angles a connu une nette hausse de 27,6% de sa population par rapport à 1999.

    Entourée par les communes de Saint-Benoist-sur-Mer, La Tranche-sur-Mer et Le Bernard, Angles est située à 29 km au Sud-Est de la Roche-sur-Yon la plus grande ville des environs. 

    ANGLES

    Située à 7 mètres d'altitude, Le fleuve le lay est le principal cours d'eau qui traverse la ville d'Angles.

  • Elle appartient à la famille des donjons rectangulaires et se caractérise par l’égalité des 3 dimensions. Hauteur = largeur = longueur (14,50 m environ).

    Moricq était alors un port très actif, exportant céréales, vins et bois vers la Rochelle et Bordeaux tout en gardant l’embouchure du LAY, les bateaux remontant alors jusqu’à Mareuil.

    La Tour de Moricq

    Un peu d'histoire...

    Au XIe siècle, les invasions normandes ne sont pas rares dans le Golfe des Pictons, provoquant de terribles ravages.

    L'embouchure du Lay était autrement conformée qu'aujourd'hui, Moricq se situant au point de rencontre entre le Lay et l'océan. Quant à Grues, Triaize et St Michel en l'Herm, elles ne sont encore que des îles alors que La Claye, plus en amont, abrite un port important. L'embouchure se doit donc d'être protégée par des points fortifiés de chaque côté : c'est Moric ( l'orthographe moderne Moricq ne date que du XVIIIe siècle) à l'ouest et le Guy (nom actuel sans doute dérivé du Guet) à l'est…

    La Tour de Moricq

    La trace la plus ancienne de l'existence d'une fortification à Moricq remonte à Giraudus de Morech en 1090, vassal de la puissante forteresse de Talmont si appréciée des rois d'Angleterre, les Plantagenêt. A partir de son petit-fils Aimeric en 1170, les historiens ont pu remonter la liste complète des propriétaires successifs jusqu'au XIVe siècle (les familles Lumeau au XIIe siècle et Biron, ou Brun, au XIIIe siècle).

    Ensuite, après être tombé dans les biens du prince de Talmont au nom du droit d'aubaine en 1414, ce puissant bâtiment est racheté en 1430 puis reconstruit en 1435 par Régnaud-Girard, homme de confiance du roi Charles VII, maire de la Rochelle et membre d'une des plus grandes familles de la noblesse vendéenne (les Girard possédaient le château de Bazoges ainsi que le magnifique château de la Guignardière à Avrillé).

    La Tour de Moricq

    La Tour de Moricq est alors édifiée sur l'ancienne motte féodale et sur les ruines du château fort originel, les voûtes romanes en sous sol l'attestant encore aujourd'hui.

    Principalement à usage défensif, elle peut contrôler tout mouvement maritime et fluvial entre l'arrière pays et la Rochelle.

    A cet effet, le bâtiment situé à 4,50 mètres au dessus du niveau de la mer est protégé par de larges et profonds fossés dont l'accès est défendu par une porte à chicane et un pont-levis piétonnier. De plus, un large couronnement donne naissance aux mâchicoulis autorisant l'envoi de pierres et autres réjouissances brûlantes sur d'éventuels assaillants.

    Aux angles est, sud et ouest, des échauguettes, outre la surveillance, permettent de disposer de chambres de tir, complétant ainsi de fort belle manière l'arsenal militaire d'une tour stratégiquement essentielle à la défense et à l'économie de toute une région.

    La Tour de Moricq

    Par la suite, la forteresse joue un rôle pendant la guerre de cent ans, terminée en 1453, puis au cours de troubles divers causés par les bretons, par Georges de la Tremoille et par les troupes débandées qui pullulaient alors.

    Mais en 1491, la région est enfin pacifiée, suite au mariage d'Anne de Bretagne et du roi Charles VIII : la Tour perd son intérêt militaire et sert alors occasionnellement aux protestants pendant les guerres de religion (1565-1628) puis de prison à ces mêmes protestants après la révocation de l'Edit de Nantes en 1685.

    La Tour de Moricq

    Il est à noter que, lors du siège de la Rochelle en 1628, la grosse tour d'angle abritant un escalier à vis aurait été abattue conformément à la politique de démantèlement du Cardinal de Richelieu

    Le domaine passe alors entre diverses mains, notamment celle de Mme de la Taste, femme d'un Maréchal de Camp, qui obtient l'autorisation d'assécher les marais alentours, rétablit le port vers 1730 et donne alors à la Tour une nouvelle fonction : grenier à blé. En se transformant ainsi en silo à grains, elle subit quelques modifications intérieures avec la construction d'un mur de refend formé d'arcades qui permettait d'ajouter des planchers supplémentaires.

    La Tour de Moricq

    Jusqu'à la fin du XIXe siècle, le port de Moricq reste actif en demeurant une station importante pour le commerce des céréales mais l'envasement croissant du lit du Lay suite à l'assèchement des marais signe son arrêt de mort dès le début du XXe siècle. 

    Pour la Tour de Moricq, c'est la fin. Elle est abandonnée définitivement par ses propriétaires qui la laissent se dégrader malgré son classement en Monument Historique en 1915…

    Ce n'est qu'en 1988 que la commune d'Angles acquiert la Tour, après de longues recherches sur les véritables propriétaires, et lance une restauration de sauvetage avec le concours des services des Monuments Historiques.

    Légende de la Tour...

    Sur la façade nord de la Tour de Moricq sont gravés des signes bien étranges qui évoqueraient le plan de cache d'un trésor enfermé dans la Tour.

    La Tour de Moricq

    La Tour de Moricq

    La Tour de Moricq

    Ce coffre en cuivre jaune ne serait accessible qu'au moment du Sanctus de la messe de minuit, ce que confirmerait l'interprétation des dessins extérieurs.


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  • Si la malebête, de par sa renommée, demeure l'objet de toutes les interrogations, il subsiste aussi dans la cité angloise nombre de contes légendaires qui méritent toute votre attention. Entre souterrains secrets, trésors enfouis et personnages mystiques, l'Histoire nous renvoie aujourd'hui l'écho déformé de légendes dont on ne sait si elle puisent leurs origines dans la vérité historique ou la fabulation populaire ; toujours est-il qu'elles sont toujours omniprésentes dans l'imaginaire collectif d'un pays où la frontière entre réalité et mystère paraît bien mince…

     

    Les personnages mystiques

    A Moricq, petit hameau d'Angles, l'église et la Tour seraient le chef d'œuvre des fées du pays, à l'instar de la fée Mélusine dans le remarquable village de Vouvant.

    Légendes d'Angles

    Habitant les souterrains de la région, elles auraient apporté les matériaux nécessaires à leurs constructions en une nuit et trois dornées (mot patois signifiant la poche formée par le tablier de la paysanne lorsqu'elle en remonte les bords), ce qui démontre toute l'étendue de leur pouvoir !


    Les souterrains

    Le sous-sol de la commune d'Angles, au caractère géologique propice (calcaire), recèle et recèlerait de nombreux souterrains avec tous les mystères inhérents à ce genre de constructions.

    La plupart sont connus depuis longtemps, d'autres ont été révélés par des travaux récents, certains enfin sont introuvables mais paradoxalement profondément ancrés dans les esprits : ainsi, un souterrain aurait relié la Tour de Moricq à l'église d'Angles d'où partiraient ensuite d'autres émissaires rejoignant certaines maisons du bourg.

    Une autre version mentionne carrément la présence d'un réseau de souterrains permettant de relier autrefois Fontenay le Comte aux Sables d'Olonne via Luçon et Angles. Enfin, mentionnons les recherches de l'abbé Baudry qui, au siècle dernier, aurait découvert un très long souterrain partant de l'église. Il en aurait localisé l'entrée, dissimulée dans l'édifice, l'aurait parcouru sur plus de 4 à 500 mètres sans jamais arriver au bout. Il aurait rebroussé chemin et la cavité, pour le moins étrange, n'aurait plus jamais été visitée…


    Les trésors

    Nous avons abordé le trésor de la Tour.

    Aussi, comme cela est souvent le cas pour les trésors cachés près des monuments antiques et qui révéleraient des dépôts d'offrandes païennes, un veau d'or serait enfoui sur le site de l'ancienne chapelle du lieu-dit la Motte au-dessus des ruines de laquelle une lumière blanche planerait parfois.


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